😌 Stress et anxiété

Sunday scaries : mon dimanche ruiné par l’angoisse, des astuces ?

D
DragonOcean

Salut la commu,

J’ai 32 ans, je vis à Lyon, boulot en marketing (PME, hybride 3j bureau/2j télétravail). Et j’ai un truc qui me pourrit la vie depuis des années mais là ça s’intensifie : le dimanche fin d’aprem, vers 17h30-18h, boum, nœud au bide, coeur qui s’emballe, je rafraîchis mes mails et Slack (alors que j’ai désactivé les notifs lol), je fais des to-do à rallonge, je commence à repasser une chemise “au cas où”, je deviens relou avec ma copine pour des broutilles. Et après je me couche tard “pour profiter” et je binge YouTube/TikTok comme un idiot, du coup lundi je suis fracassé… cercle vicieux.

Ça ressemble grave à ce que j’ai lu comme “Sunday scaries”. C’est revenu fort depuis le télétravail : comme la frontière boulot/maison est floue, j’ai l’impression que la semaine commence déjà le dimanche. Mon boss est pas méchant, mais culture inbox zéro + réunion 9h tous les lundis, ça suffit à me mettre la pression. J’ai même fait une mini crise de panique y’a 2 semaines juste en y pensant (mains moites, souffle court, dingue).

Ce que j’ai essayé : tisane (verveine/tilleul), diffusion lavande, yoga YouTube (10 min pas +), meal prep le dimanche matin, bullet journal, promenade au parc de la Tête d’Or… J’ai aussi tenté le “brain dump” le vendredi soir pour vider la tête et fermer l’ordi, ça aide un peu mais le pic d’angoisse revient quand même. Ah et j’ai réduit caféine le dimanche (1 seul café) + pas d’alcool, ça change pas grand-chose.

Des gens ici qui vivent pareil ? Vous avez des rituels/astuces pour neutraliser ce pic ? Faut que je coupe complètement smartphone le dimanche aprem ? Ou au contraire planifier un truc fun à 19h (ciné, escalade, dîner chez des potes) pour détourner l’attention ? Je me réveille aussi vers 3h du mat parfois, sueur froide, en pensant à des trucs débiles genre “ai-je bien rendu mon badge cantine” ou “feuille d’impôts”…

Bref je veux pas gâcher tous mes dimanches pour un lundi de taf normal. Si vous avez trouvé un truc qui marche VRAIMENT, je prends. Merci d’avance 🙏

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C
Chloé

Je compatis à 200%. J’avais EXACTEMENT ça (enseignante à l’époque), je l’appelais “le coup de blues de 18h”. Ce qui m’a aidée : je sacralise un rituel doux le dimanche fin d’aprem, et surtout je ne le négocie pas. Marche de 30 min + douche bien chaude + respiration carrée (inspire 4, bloque 4, expire 4, bloque 4, 5 min). Ensuite je prépare mon lundi mais uniquement la “version light” (tenue prête + tâche unique prioritaire écrite sur un post-it). Et j’éteins absolument les mails, mode avion à 19h30.

Petit truc mental: je me fais une “liste de preuves” (3 trucs que j’ai gérés la semaine passée) pour calmer la voix qui dit “tu vas pas y arriver”. Et je me mets un ancrage plaisant le lundi matin (café en terrasse sur le chemin du boulot), ça change vibe du lundi. Courage, t’es pas seul 💛

D
DDupuis✓ Réponse acceptée

Le phénomène que tu décris est très documenté sous l’étiquette d’anxiété anticipatoire. Deux pistes basées sur des données (et testées chez des patients que j’accompagne) :

1) Programmer un “créneau d’inquiétude” (worry time) le dimanche en fin de matinée. 15–20 min montre en main, tu écris tout ce qui t’angoisse (sans chercher à résoudre). Quand l’angoisse revient à 18h, tu te dis “j’y réponds demain à 10h” et tu notes le point. Des RCT sur la planification des soucis montrent une baisse significative de la rumination (cf. Borkovec & colleagues; aussi un papier 2020 sur le Worry Postponement chez les GAD).

2) Des intentions d’implémentation (if–then). Exemple: “Si j’ouvre Slack par réflexe, alors je referme et je fais 10 respirations lentes.” Ce type de scripts réduit la dérive comportementale.

Bonus utile: mini-exposition imaginale contrôlée le dimanche midi (tu visualises la réunion de 9h, sans chercher à éviter l’inconfort, 5 min), puis tu fais une activité plaisante pour “boucler” = tu apprends à ton cerveau que l’anticipation n’est pas dangereuse.

Données physiologiques: le cortisol a un pic circadien le lundi matin et les études d’humeur hebdomadaire montrent un creux le dimanche soir (il y a même un papier de Stone et al. sur les variations hebdo). Ça n’est pas “toi contre le monde”, c’est en partie un pattern populationnel.

Concrètement pour toi: planifie 1 seule tâche clé du lundi (définie le vendredi), mets DND Slack programmé we, et cale un rendez-vous plaisant à 18h (balade/ciné) pour substituer la fenêtre anxiogène. Teste 2 semaines et ajuste.

Q
QuentinDupont

Frérot fais jambes le dimanche 17h et tu penseras plus à Slack 😂 Sérieux, une grosse séance squat/fentes + 3g glycine avant de dormir et magnésium malate au dîner, tu dors comme un bébé. Douche froide 2 min en sortant de la salle = reset système nerveux. Et écran off à 20h (mode avion). Le corps d’abord, la tête suit.

M
Martin_Fournier

Je me reconnais tellement. Je suis prof des écoles, le dimanche soir c’était l’ascenseur émotionnel depuis 10 ans. Ce qui a vraiment cassé le cycle chez moi, c’est un “rituel de clôture” le vendredi 16h: j’écris 1) ce qui est fait, 2) ce qui attendra, 3) première micro-action du lundi (genre “ouvrir cahier d’appel”). Tout est dans un carnet dédié. Je range mon sac, je prépare ma tenue du lundi, et je mets mon tél pro en mode dodo jusque lundi 8h.

Le dimanche, je m’interdis les “prépas infinies”. Je n’ai droit qu’à 20 min pour jeter un œil si besoin, minuteur à l’appui. Ensuite c’est 3 plaisirs non négociables: cuisine (je fais une soupe), appel à ma sœur, puzzle 1000 pièces (oui je suis un papy et j’assume). Et un truc bête mais puissant: banaliser le lundi. Mon sac est prêt, badge/clefs posés, sandwich fait. Le lundi matin j’ai un démarrage “lancé”: 25 min chrono sur ma tâche 1, sans mails.

Ça n’a pas supprimé à 100% l’angoisse, mais elle est passée de 8/10 à 3/10. Et surtout j’ai récupéré mes dimanches. Force à toi, test par petits pas et garde ce qui marche.

A
Antoine

@QuentinDupont la douche froide “reset” c’est discutable, mais bouger en fin d’aprem oui. Perso combo qui m’a bien aidé : cohérence cardiaque 365 (5 min x 3/j), stimulus control du lit (zéro écran au lit, si je dors pas en 20 min je me lève), et surtout je me mets un faux “rdv protégé” le lundi 9h–9h30 bloqué dans l’agenda = tri mails ONLY. Mes collègues savent, du coup la réunion la plus tôt c’est 9h30.

J’ai aussi viré les apps pro de l’écran d’accueil et activé l’envoi différé des mails (tout ce que j’écris le dimanche part le lundi 8h15). Ça change énormément la perception que “la semaine a déjà commencé”.

J
JadeSimon

Team “hygiène numérique” ici. Trois trucs concrets: - Slack: DND planifié samedi-dimanche, et je me retire des canaux non essentiels. - Je bosse avec un profil navigateur “pro” que je n’ouvre JAMAIS sur mon ordi perso. - Envoi programmé: tout mail rédigé le week-end part le lundi matin.

Aussi, j’ai écrit noir sur blanc à mon chef: “je ne lis pas mes mails le week-end, appelez-moi si urgence”. Résultat: plus de faux urgences le dimanche soir. Et je cale une activité fixe à 19h (cours d’escalade), du coup cerveau associe “dimanche soir = grimpe”, fin du scrolldoom.

A
AudreyDupont

Lyon aussi ici 👋 Même souci avant. Le duo qui m’a sauvée: mode avion 17-20h le dimanche + auto-répondeur Slack activé le week-end. Et si je craque, petite marche sur les berges 15 min, ça reset bien.

M
MLefevre

Je vais faire le rabat-joie mais à un moment faut regarder la cause racine. Si rien que l’idée de reprendre te colle un noeud au bide chaque semaine, c’est peut-être pas une histoire de respiration mais de job, d’orga ou de manager. Essaie de poser la charge et les priorités le lundi matin avec ton équipe au lieu d’empiler des to-do fantômes le dimanche. Un petit cycle TCC/ACT m’a aidé à arrêter la lutte “faut que je me détende” (spoiler: ça nourrissait l’angoisse). Côté hygiène: stop caféine après 14h, magnésium bisglycinate le soir m’a clairement posé (bro-science maybe, mais j’ai senti une diff). Et les douches froides, perso zéro effet sur l’angoisse du dimanche, juste froid mdr.

A
AuraMoon

Je compatis à 100%. J’appelais ça le coup de blues de 18h, ça plombait nos dimanches. On a instauré un “dimanchill” un peu kitsch: on cuisine simple, bougie qui sent bon, playlist douce, pas d’écrans après 17h30, et un puzzle/LEGO. Quand l’angoisse pointe, je fais le 5-4-3-2-1 pour m’ancrer, et je me parle comme à une pote: “ok, normal, ça va passer”. Pacte débile mais efficace: si j’ouvre mes mails, je dois faire 10 burpees… j’ai arrêté d’ouvrir mes mails 😂 Depuis je dors mieux et le lundi fait moins peur. Franchement, t’as le droit à un vrai dimanche sans te prouver quoi que ce soit.

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